Les enfants des autres

Après mon emballement pour la prestation de Virginie Efira dans « Revoir Paris », je me suis précipitée confiante au cinéma pour découvrir « Les enfants des autres » dont on parle tant…

Je n’irais pas par quatre chemins, pour moi cela a été un encéphalogramme plat!

Soit, je suis dénuée de toute intelligence et sensibilité, soit c’est le film qui ne vaut pas le déplacement. Je penche plutôt pour la deuxième option.

Ce film ne vaut pas la peine de dépenser 14,60€, garder vos sous pour une autre séance.

La jeune scénariste Rebecca Zlotowsky ne m’a pas convaincue. Pourtant le sujet était un sujet en or à traiter au cinéma. Un film qui aurait pu être aussi bon qu’un film de Claude Sautet, je pense à César et Rosalie, ou Les Choses de la vie. Et pourtant, malgré la thématique très intéressante du rôle et de la place d’une belle-mère, le film n’a ni profondeur, ni puissance.

 

L’histoire:

Rachel a 40 ans, pas d’enfant. Elle aime sa vie : ses élèves du lycée, ses amis, ses ex, ses cours de guitare. En tombant amoureuse d’Ali, elle s’attache à Leila, sa fille de 4 ans. Elle la borde, la soigne, et l’aime comme la sienne. Mais aimer les enfants des autres, c’est un risque à prendre…

Ce que l’on retient des Enfants des autres, peu de choses en vérité, le thème du film n’est abordé qu’en superficie. Heureusement qu’il y a la sensualité d’une Virginie Efira, mais nous n’étions pas là aujourd’hui pour admirer sa magnifique féminité.

La question cruciale du positionnement affectif d’une belle-mère est partiellement énoncée, il y a une seule phrase qui l’évoque vraiment dans tout le film, quand elle dit:

« Vous vous resterez toujours et pour toujours son père et sa mère, mais moi je ne serais jamais dans le cercle »

Le film dévoile surtout la grande présence corporelle de ce couple de vedettes, d’une sensualité définitive, l’éros est en action.

Rebecca Zlotowski a voulu porter à l’écran une histoire d’amour contemporaine, s’interdisant pathos ou facilité, mais le film est creux, et j’en ai été la première désolée. Même la question de la maternité pour la génération des femmes actuelles n’est pas clairement posée à mon sens. Elle est survolée, on sent que pour Rachel le temps est compté mais sa préoccupation autour de la maternité n’est pas réellement affichée.

En conclusion de mon article je dirais que le thème est intéressant, les acteurs, surtout Virginia Efira, font ce qu’ils peuvent, mais un film sans un bon scénario, ça ne peut pas marcher.

Le scénario est décousu, erratique avec de nombreuses digressions inutiles.  Jusqu’à cet épilogue, inattendu, et insensé qui met un point d’orgue au film …

Crédits photos: Allociné

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2 thoughts on “Les enfants des autres

  1. Merci de cette article, jolie référence sur César et Rosalie, Claude Sautet c’était des film qui mettait la femme en valeur.

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